Extrémisme sur le net et liberté d’expression: conférences printemps 2016

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Agenda

Extrémisme violent et radicalisation sur le net: Comment concilier sécurité publique et liberté d’expression?

Mars 2016
4 mars 2016, cégep Saint-Laurent, salle C-05
Conférenciers: Stéphane Leman-Langlois et
Lucie Lamarche (Faculté de science politique et de droit, UQAM)

22 mars 2016, cégep Gérald-Godin, (salle Pauline-Julien)
Conférenciers: Stéphane Leman-Langlois
Stéphane Berthomet

Avril 2016
5 avril 2016, Collège Montmorency, salle André-Mathieu
Conférenciers: Stéphane Leman-Langlois
Stéphane Berthomet
David Morin

6 avril 2016, Cégep du Vieux-Montréal, maison-théâtre
Conférenciers: David Morin
Joël Monzée

14 avril 2016
Cégep de Rosement, Carrefour
Conférenciers: Pierre Després
Emmanuelle Gruber

Mai 2016
30 mai 2016, cégep de Limoilou
Conférencier: Stéphane Leman-Langlois

Conférences enregistrées

à venir

 

Nouveau programme de dossiers thématiques pédagogiques

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L’Observatoire sur la radicalisation et l’extrémisme violent (OSR), en collaboration avec le groupe Philosophie, éducation et société (PES), et avec la participation du Comité des enseignants et enseignantes de philosophie (CEEP) et de l’Association québécoise d’Éthique et culture religieuse (AQÉCR) et les institutions collégiales et secondaires participantes, ont conçu un programme de dossiers thématiques visant à soutenir des discussions éthiques et politiques sur des sujets liés à la radicalisation et à l’extrémisme violent.

Pour 2016 et 2017, le thème est l’usage des nouvelles technologies d’information et de communication (NTIC) et leur rôle potentiel dans le recours à la violence politique.

Le dossier est articulé autour de plusieurs catégories d’articles:

  1. Les exposés sont des articles de fond résumant une situation générale ou certaines théories pertinentes.
  2. Les situations d’apprentissage sont des cas concrets visant à réfléchir à des manifestations réelles des problèmes énoncés dans les exposés.
  3. Les dispositions législatives offrent un résumé des principales lois et règlements relatifs à la question principale.
  4. Le glossaire, comme son nom l’indique, fait le point sur certains concepts fondamentaux.
  5. Enfin, les outils comprennent une médiagraphie et cette présentation du projet.

L’objectif du dossier est de fournir aux enseignants des cours d’«Éthique et culture religieuse» au secondaire et de philosophie au Cégep un espace de dialogue «clé en mains»,  sur un sujet lié à la violence politique. Des conférences données par des experts sont également organisées dans les institutions participantes. 

En fin d’année, les étudiants qui le désirent pourront participer à un forum citoyen sur la question. Ce forum, sous la responsabilité de l’OSR et de PES, se tiendra au collège Montmorency qui recevra, à la fin mai, une quarantaine d’étudiants et leurs enseignants pour l’occasion. Les conclusions de cet exercice seront ensuite publiées sur le site de l’OSR.

L’objectif du programme est de stimuler la discussion et de fournir un espace d’engagement politique démocratique.

Site du programme: radicalisationforum.org

Comment défaire l’État islamique ?

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Bien sûr il y a les réponses militaires. Les médias traditionnels et les gouvernements sont centrés presque uniquement sur elles. Dans La presse  du 16-11-2015, des 6 «solutions» offertes 4 étaient des variations sur la guerre, et deux sur le contrôle des capitaux. Or, ces solutions sont des problèmes cachés: les pays d’Occident ont bombardé une suite de pays musulmans presque sans interruption depuis les années 1990, et en particulier l’Irak (on pourra reparler de la Libye et du Yémen, autres succès retentissants). Le résultat n’est pas probant, c’est le moins qu’on puisse dire. Sans compter que dans les faits cette stratégie 1) alimente le discours militaire de l’État Islamique; 2) soutient sa mythologie de victime face à l’Occident; 3) pousse les populations locales à chercher sa protection; 4) produit davantage de vétérans aguerris; 5) aide indirectement les dictateurs de la région à continuer à régner; 6) même si on arrive à se débarrasser ainsi de l’EI les conditions de son apparition continueront d’exister, produisant à terme l’EI 2.0 (comme l’EI est «al Qaïda en Irak» 2.0).

Il faut trouver autre chose. Lire la suite »

Qu’est-ce que la radicalisation ?

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Le «Plan de lutte à la radicalisation» du gouvernement du Québec définit ainsi la radicalisation (p. 9):

Le mot radicalisation peut renvoyer à un ensemble de gestes qualifiés d’« extrêmes » ou qui découlent d’une interprétation plus littérale des principes d’un système, qu’il soit politique, religieux, culturel ou économique.

Le lecteur aura noté que cette définition est prise de Wikipédia, sans référence:

Le mot radicalisation peut renvoyer à un ensemble de gestes qualifiés d’« extrêmes » ou qui découlent d’une interprétation plus littérale des principes d’un système, qu’il soit politique, religieux ou économique. Selon The International Centre For The Study Of Radicalisation And Political Violence (ICSR), la radicalisation mène à « différents types d’activisme extrême, incluant le terrorisme ».

Le problème est que cette définition introduit davantage de confusion que de clarté. En plus d’utiliser le mot «peut», qui au départ annule une partie de sa portée, elle ne fait que ré-étiquetter des gestes déjà désignés comme «extrêmes», deux mots à peu près synonymes.

Il faut dire que l’usage du mot «radicalisation» est relativement nouveau dans les études sur le terrorisme et la violence politique. Le mot a remplacé les controversées «causes profondes» du terrorisme lorsque ces dernières devinrent politiquement intenable. Par exemple pour l’ancien premier ministre Harper le candidat Trudeau errait lamentablement en osant soulever la possibilité que le terrorisme ait des causes. Dans ce discours politique la suggestion que le terrorisme (ou le crime d’ailleurs) ait des causes revient à dédouaner les terroristes et les criminels de leurs actes ou, pire encore, à en faire porter la responsabilité à leurs victimes. C’est que comme ces causes sont généralement identifiées dans l’environnement social, politique, démographique et économique du terroriste, et que lui s’attaque justement à cet environnement, expliquer le terrorisme reviendrait à l’excuser (cela dit en 2011 le gouvernement Harper lançait le projet «Kanishka» pour étudier les causes du terrorisme, avec un fonds de 10 millions — dont l’auteur des présentes lignes a d’ailleurs largement bénéficié). Confondre expliquer/comprendre et excuser est une stratégie politique extrêmement commune.

Le concept de radicalisation, par contre, semble immunisé contre ce genre d’attaque. Utilisé par les gouvernements, les policiers, les agences de renseignement, les forces armées, etc., il a bonne réputation. Lire la suite »

Attentats de Paris

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En direct avec Patrice Roy; panel avec Sami Aoun, Michel C. Auger et Alec Castonguay, 16 novembre 2015

Le mythe de l’islamisation en Occident

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Entrevue avec Sami Aoun, Second regard, Radio-Canada, 1er mars 2015.

Le parcours de Martin Couture-Rouleau

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Entrevue avec Stéphane Berthomet, Radio-Canada, 21 octobre 2014.